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À propos des taux de réussite : Méfiance

 

 

 

 

À rectifier, concernant les « Taux de réussite » publiés…

 

 

Les sites Internet qui diffusent ces « Taux de réussite » indiquent un nombre de « candidats » là où il serait beaucoup plus juste de parler de nombre de « présentations » à l’examen.

En effet, par exemple, concernant les derniers taux publiés, c'est-à-dire ceux de 2016, dans notre établissement, nous n’avons pas présenté « 32 candidats » (comme annoncé par ces sites) mais nous avons utilisé « 32 places d’examen » pour présenter 25 élèves :

19 d’entre eux ont obtenu leur permis du 1er coup, ce qui correspond à 19 présentations ;

5… à la 2e présentation, ce qui correspond à 10 présentations (et non « candidats ») ;

1… à la 3e présentation, ce qui correspond à 3 présentations (et non « candidats »).

Ce qui donne un total de 32 présentations à l’examen (et non 32 candidats !) pour 25 élèves ayant obtenu leur permis B en 2016.

 

 

À noter également « ce qui n’est pas visible » dans ces taux, puisqu’il s’agit de réussite « toutes présentations confondues », c'est le pourcentage de réussite en 1ère présentation :

- Dans notre établissement, en 2016, 76 % de nos élèves ont obtenu leur permis B du 1er coup. Ce dont nous sommes fiers car plus un élève échoue, plus il prend d’heures…, plus ça lui coûte cher… (Rappel : la moyenne nationale des réussites à l'examen pratique « toutes présentations confondues » se situe, selon les années, entre 50 et 55 % !)

- En 2015, 82 % de nos élèves avaient réussi leur permis B au 1er essai, soit 18 candidats sur 22 ayant obtenu leur permis…

- En avant-première : En 2017, 20 sur 25 de nos élèves présentés ont obtenu leur permis B du 1er coup, soit 80 %. À noter - Preuve que la formation en auto-école ne fait pas tout, surtout pour ceux ayant choisi la filière de la conduite accompagnée (AAC) et qui sont donc censés conduire avec leur accompagnateur pendant un minimum d'un an et parcourir au moins 3000 km : en 2017, 3 élèves ayant choisi cette filière AAC ont pourtant échoué à l'examen ; 1 fois pour l'un et 2 fois pour les 2 autres soit 5 échecs à eux 3... ! 

 

 

Et, pour en finir avec les explications, ne figure pas non plus la moyenne des « heures prises par élève », au final… c'est-à-dire après obtention du permis :

- En 2016, sur nos 25 élèves présentés, la moyenne d’heures prises à l’obtention du permis B était de 30 heures contre 40 H. de « moyenne nationale » (= 13 élèves ont pris de 20 à 25 H., 7 ont pris de 26 à 40 H., 4 élèves plus de 40 H. et 1 élève plus de 50 H.).

- En 2015, sur nos 22 élèves présentés, la moyenne d’heures prises à l’obtention du permis B était de 26 heures… (= 14 élèves ont pris de 20 à 25 H., 7 entre 30 et 36 H. et une seule élève a pris 40 H.).

- En 2017, pour nos 25 élèves, une moyenne de 29 heures prises à l'obtention du permis. À noter que 18 d’entre eux n’ont effectué que 22,56 H. en moyenne ! …et que seulement 4 ont pris plus de 40 H.

 

À bon entendeur !

 

 

 

 

 

 

Ceci pour indiquer que les « taux de réussite », publiés tels qu'ils le sont par certains sites, ne signifient pas grand-chose, surtout sans explications, et ne témoignent certainement pas de la qualité de l’enseignement. À tout prendre, ce serait plutôt la moyenne du nombre d’heures de « leçon de conduite » prises pour atteindre le « niveau examen » qui reflèterait davantage la valeur du moniteur.

 

 

 

 

 

 

Par conséquent, méfiez-vous des Taux de réussites publiés sans explications !

 

Il faut éviter d’en tirer des conclusions hâtives… Voici quelques pistes de réflexion :

 

- La publication des « taux de réussite » est beaucoup trop tardive. Par exemple, jusque fin Septembre 2017 étaient encore affichés les taux de 2015 et non ceux de 2016 ! Pourtant, d’une année sur l’autre, ces taux peuvent largement varier, pour une même auto-école (et bien que ses enseignants ne changent pas…). Il serait donc plus judicieux, si on tient vraiment à les publier, de le faire dès la fin de l’année écoulée.

 

- Ces taux ne tiennent compte que des candidats qui ont obtenu leur examen « toutes présentations confondues » c’est-à-dire quel que soit le nombre d’échecs préliminaires. Ils n’indiquent pas combien l’ont réussi du 1er coup, etc.

 

- La comparaison est inégale entre « grosses » et « petites » auto-écoles : En effet, un établissement qui présente peu d’élève dans l’année peut voir son taux de réussite rapidement dégringoler simplement parce qu’un ou deux candidats, seulement, ont échoué plusieurs fois, même si tous les autres ont obtenu leur permis du 1er coup !

 

- Certaines auto-écoles, pour préserver leur taux de réussite (et leurs places d’examen), se « débarrassent » de leurs « mauvais élèves ». Il faut savoir qu’une auto-école est pénalisée à partir du 2e échec par un même élève, à l’examen pratique : d’une part, par la Préfecture qui ne lui accorde plus de place pour ce candidat (ce qui implique, à plus ou moins long terme, un délai d’attente plus long entre deux présentations à l’examen voire un manque de places d’examen) et, d’autre part, par les retombées néfastes sur son taux de réussite. C’est donc à leurs dépens que d’autres auto-écoles viennent alors en aide à ces candidats en difficulté…

 

- Par ailleurs, hormis pour « l’examen code » dont le résultat est totalement objectif (puisque complètement indépendant du jugement de l’examinateur) et auquel les chances de réussite sont les mêmes que l’on habite Paris ou la Lozère, d’autres facteurs que la « compétence » du candidat ou de son enseignant interviennent pour « les examens pratiques » comme, par exemple :

  • certains facteurs « humains » (le « stress » de l’examen ; le « degré d’exigence » de l’examinateur ; il faut savoir que statistiquement : il y a 10 % de réussite en moins « chez » les filles, une meilleure réussite des jeunes de 18 ans et près de 20 % de plus pour les candidats ayant suivi la filière « Conduite Accompagnée » ; etc.)
  • ou d’autres causes comme l’agglomération où se situe le centre d’examen (densité du trafic et comportement des autres usagers de la route, piétons comme véhicules, plus ou moins nombreux et/ou indisciplinés)…

 

 

 

Subir la « loi du Taux de réussite »

 

Accorder trop de place aux taux de réussite serait donc condamner d’avance d’excellentes auto-écoles ou obliger celles-ci à sélectionner leurs élèves à l’inscription.

Si les auto-écoles doivent subir régulièrement le « terrorisme des taux de réussite » comme de « bonnes ou mauvaises notes », alors que deviendront les élèves qui rencontrent des difficultés ?

 

En effet, nous n’avons pas tous les mêmes facilités pour l’apprentissage du code ou de la conduite. Il appartient aux auto-écoles d’aider au mieux ceux qui ont des difficultés mais, si le critère de choix d’une auto-école est son « taux de réussite », l’établissement d’enseignement pourra opter pour une sélection de ses élèves à l’inscription : selon l’âge, le sexe et pourquoi pas la nationalité !

Elle pourra se séparer des élèves en difficulté afin de conserver un « bon taux de réussite » et préserver ses places d’examen !

Si le taux de réussite finit par primer, les élèves qui accumulent les échecs se verront rejetés par leur auto-école et auront du mal à trouver une nouvelle auto-école qui veuille bien reprendre leur dossier… !

Attention : Ces candidats pourraient très bien être vous ou vos enfants !

 

La majorité des auto-écoles accueillent TOUS les élèves qui leur accordent leur confiance ; Elles font de leur mieux pour former les conducteurs de demain « pour une route plus sûre pour tous » mais elles ne font pas de miracles !

Contrairement à ce qui peut être « dit », l’auto-école n’a aucun intérêt à présenter un élève qui n’est pas prêt et donc qui va lui « coûter cher en places » voire engendrer une « mauvaise réputation » !

Mais peut-elle obliger certains candidats (qui en auraient pourtant besoin) à passer en « Conduite Supervisée » ? Non ! …ou encore les forcer à reprendre des heures supplémentaires pour qu’ils ne « stressent » pas le « jour J » et préservent, ainsi, tous leurs moyens ? Non.

 

 

 

Les avis d’anciens élèves :

 

Pour citer l’UNIC : « Plutôt que de publier des taux de réussite sujets à caution..., il serait préférable de rendre public des avis certifiés d’élèves afin d’apprécier les résultats des écoles de conduite. »

 

Patrice BESSONE, Président national du CNPA propose « une certification qualité pour les écoles de conduite. C’est cela qui doit inspirer la confiance aux élèves et pas le taux de réussite. »

 

De notre côté, nous conseillons toujours le « bouche à oreille » comme meilleur moyen de se faire une idée. À ce sujet, visitez notre page « témoignages d’élèves » et suivez les liens qui y sont insérés, ils vous mèneront vers des sites totalement indépendants, sur lesquels certains de nos élèves ont publié leur avis :

http://www.espaceconduite06.fr/fr/temoignages-d-eleves

Sur cette page, vous en saurez également plus sur le « label de qualité pour les auto-écoles », mis en place le 23/11/16 par la préfecture du département de Seine-et-Marne (sur une idée de la Direction Départementale des Territoires), afin de promouvoir la qualité de la formation plutôt que l’unique obtention du permis.

 

 

 

Le nombre d’heures de « leçon de conduite » réellement pris :

 

Par ailleurs, il est regrettable que personne ne parle jamais du nombre d’heures effectuées par l’élève (donc du coût total) avant de pouvoir être présenté à l’examen. C’est très important aussi. Qu’un élève ait 20, 40 ou 60 heures de conduite (rappel : la moyenne nationale s’élève à 40 heures), quand l’auto-école le présente, il a « tout juste » le « niveau examen » (quel que soit le nombre d’heures qu’il a pris).

Voir, à ce sujet, notre page « le Permis est trop cher » :

http://www.espaceconduite06.fr/fr/le-permis-est-trop-cher

 

Il est également dommage, que l’on ne parle pas davantage des établissements qui prennent à cœur d’apprendre à leurs élèves à « conduire en tous lieux et en toutes circonstances » contrairement à ceux qui se contentent de faire essentiellement du « bachotage » pour « obtenir un permis ».

À ce sujet, nous vous rappelons que la conduite sur voie rapide (donc l'autoroute, pour les auto-écoles de Menton et des alentours) est obligatoire pour valider la fin de formation en auto-école... et ceci, même si, effectivement, l'examinateur n'a pas le temps de vous y emmener le jour du permis : le centre d'examen de Menton étant trop éloigné de l'autoroute. Mais, apprenez-vous à conduire (en tous lieux...) ou, simplement, à passer un permis ?!!

 

 

 

À propos des Taux de réussite 2016 et années suivantes... :

 

À partir de 2016, les taux de réussite à l’examen code ne sont plus publiés puisque de très nombreux candidats (bien qu’inscrits en auto-école) passent cette épreuve en « candidat libre ».

 

Nous avions publiés sur ce site, nos taux de réussite « en avant-première », dès le début de l’année 2017. Ils n’ont été publiés « officiellement » que début octobre 2017 ! Nous en profitons pour féliciter et remercier encore une fois nos élèves de la catégorie B (auto) pour avoir placé – grâce à leur investissement personnel (écoute et application des consignes, efforts fournis) – notre auto-école, pour l’année 2016, en position N° 1 par rapport à toutes les auto-écoles des alentours (jusqu’à Antibes) et N° 2 sur les 188 auto-écoles de tout le département des Alpes-Maritimes ! C’est ici : https://www.vroomvroom.fr/auto-ecoles?latitude=43.7919&longitude=7.49334&location=Menton,%20Provence-Alpes-C%C3%B4te%20d%27Azur,%20France

 

À lire aussi, cet article, concernant essentiellement les « auto-écoles en lignes » (à « bas-coût ») ou « start-up » gérées par des actionnaires et non des professionnels de l’enseignement de la conduite : https://www.permismag.com/taux-de-reussite-2016-auto-ecole-en-ligne/

…ainsi que celui-ci : https://www.permismag.com/ornikar-demarche-auto-ecoles/

C’est édifiant !

 

Rappel : Depuis octobre 2016, les titulaires d’une autre catégorie de permis (par exemple moto) ont la possibilité de passer leur catégorie B (auto) en 13 heures seulement (contre 20 H. obligatoires auparavant). En 2017, notre auto-école n'a présenté, à l'examen pratique B, aucun élève ayant pu accéder à ce dispositif… En revanche et de ce fait, la moyenne nationale 2017 du nombre d'heures prises à l'obtention du permis catégorie B – qui n’est pas encore publiée à ce jour – sera forcément impactée par cette nouvelle disposition et devrait ainsi, naturellement, être en baisse

 

 

 

 

 

 

...Tout ceci dit ! ...et parce qu'il n'est pas interdit de se réjouir ...et puisque les taux de réussite sont quand même - et toujours - publiés, chaque année... À défaut de les subir, nous allons aussi nous en servir ;)

© Auto-école ESPACE CONDUITE à MENTON, permis auto (B & AAC), permis moto (A, A2 & A1), formations BSR (pour permis AM), 7 H sur 125 cm3 ou 7 H pour passage du permis A2 au permis A.

Félicitations à nos élèves B